Michael J. Bourne

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Éviter le divorce : ce que révèle le chercheur qui prédit les séparations

Par Michael J. Bourne

Dans un laboratoire de Seattle surnommé le « Love Lab », un psychologue passe ses journées à regarder des couples se disputer. Son nom : John Gottman. Son talent : deviner, parfois en quelques minutes, ceux qui finiront par se séparer. Si vous voulez éviter le divorce, ce qu’il a observé vaut le détour.

Les quatre cavaliers de l’apocalypse conjugale

Gottman a repéré quatre comportements qui reviennent sans cesse chez les couples en difficulté : la critique, le mépris, la défensive et le mur de silence. Il les a baptisés les quatre cavaliers, parce qu’ils arrivent rarement seuls. La critique ouvre la porte, le mépris entre derrière, la défensive répond, et le silence referme le tout. Dans ses études, ces schémas permettaient de prédire les séparations avec environ 90 % de réussite, un chiffre qu’il faut manier avec prudence, mais qui donne la mesure du phénomène.

Le plus dangereux n’est pas celui qu’on croit

On pourrait penser que le pire, c’est de crier. Eh bien non. Pour Gottman, le champion toutes catégories, c’est le mépris : le sourire en coin, le roulement d’yeux, le sarcasme du genre « bien sûr, tu as toujours raison ». Je l’ai vu cent fois dans les tribunaux. Un couple qui se dispute fort peut se réparer. Un couple qui se regarde de haut, beaucoup moins.

Le ratio de cinq pour un

Voici le détail que je préfère. Les couples stables, même en plein conflit, gardent environ cinq échanges positifs pour un échange négatif : un trait d’humour, une marque d’affection, un « je comprends ». Les couples en route vers la rupture tombent bien plus bas. Ce n’est donc pas la fréquence des disputes qui sépare les deux groupes, mais la façon dont elles se passent.

Ce que ça change, concrètement

Remplacez « tu es toujours égoïste » par « je me sens seul(e) en ce moment et j’aimerais qu’on passe du temps ensemble ». Même demande, mais sans mettre l’autre en accusation. Et si vous sentez la moutarde monter, prenez vingt minutes de pause plutôt que de lancer la phrase qu’on ne peut pas rattraper. Ça paraît ridiculement simple. C’est précisément pourquoi on l’oublie.

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Sources : Simply Psychology