Michael J. Bourne

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Sauver son mariage : quand Michelle Obama raconte sa thérapie de couple

Par Michael J. Bourne

Si un couple passe pour irréprochable, c’est bien celui des Obama. C’est pourquoi, en 2018, l’aveu de Michelle Obama dans son livre « Becoming » a fait autant de bruit : elle et Barack ont suivi une thérapie de couple. Et si on regardait ce que cette histoire dit de ceux qui cherchent à sauver leur mariage ?

Quand la carrière avale la maison

Tout commence quand Barack devient sénateur de l’Illinois. Il est souvent absent, rentre tard, et Michelle, qui poursuit sa propre carrière, se retrouve à gérer les enfants presque comme une mère seule. À un moment, elle se demande sincèrement si leur mariage va tenir. Ce n’est ni une infidélité ni un drame : c’est de l’usure, celle dont je parle souvent, qui avance sans faire de bruit.

La scène que je préfère

Ensuite vient un détail que j’adore. Michelle a elle-même raconté qu’elle avait entraîné Barack chez le conseiller en pensant : « je suis parfaite ». Elle s’attendait à ce que le thérapeute lui donne raison et remette son mari dans le droit chemin. Raté. Le conseiller a laissé chacun exposer ses griefs, sans prendre parti. Barack, de son côté, était réticent au départ. Voilà un couple entier résumé en une scène : deux personnes qui espèrent chacune que l’autre sera réparé.

Ce qui a changé

Alors qu’est-ce qui a fait bouger les choses ? Michelle a compris qu’elle pouvait construire son propre bonheur sans tout attendre de lui. Elle a cessé de s’adapter chaque jour à l’emploi du temps imprévisible de Barack, et lui a ajusté sa façon de communiquer. Elle parle d’un « tournant ». La thérapie lui a surtout appris à discuter de leurs différences plutôt que de les subir.

Pourquoi elle en a parlé

Elle l’a dit clairement : trop de jeunes couples pensent qu’il y a quelque chose qui cloche chez eux dès que ça tangue. Elle a voulu rappeler que même les Obama travaillent sur leur mariage et demandent de l’aide quand il le faut. Je trouve ça courageux, parce que demander de l’aide, en public, c’est rarement flatteur.

Ce que j’en retiens

Premièrement, chercher de l’aide n’est pas un aveu d’échec, c’est souvent le premier geste sérieux. Deuxièmement, on y va rarement avec la bonne attitude : on veut un arbitre, on trouve un miroir. Enfin, le premier changement qu’on peut contrôler est toujours le sien. C’est moins confortable que d’avoir raison, mais c’est beaucoup plus efficace pour sauver son mariage.

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Sources : ET Online ; Inside Weddings ; UPI